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Marche nordique : sorties

4 décembre 2022, Téléthon à Etrechy (91)

Comme d’habitude un groupe de marcheurs se retrouve de bonne heure et de bonne humeur, sur le parking du stade Paul Bessuard. Aujourd’hui, n’est pas coutume, c’est le Téléthon.

Nous voilà partis pour Étréchy. C’est un peu loin, mais qu’à cela ne tienne, nous sommes motivés. À Roissy le temps est un peu frais, mais tout va bien.

Étréchy est une petite ville située dans l’Essonne près du parc naturel du gâtinais. Les habitants sont nommés les strépiniacoises et les strépiniacois, aussi incroyable que cela puisse paraître, c’est la vérité. Nous sommes bien sûr inquiets, et nous sommes prêts à tout pour affronter cette rencontre avec ces humains du troisième type. Mais, à notre grande surprise, ils sont aimables et très sympathiques. Ne jamais se fier aux apparences. Le café et les sucreries nous attendent.

Ce que nous n’avions pas prévu, c’est le temps.

« Avec un ciel si gris qu’un canal s’est pendu

Avec un ciel si gris qu’il faut lui pardonner »

Si ce n’était que le ciel gris encore… mais en plus il y avait la pluie… le froid…

Alors nous avons fait deux groupes. Un groupe de très courageux prêts à tout pour participer, et un autre groupe de très courageux prêts à tout pour se mettre à l’abri. Je fais partie des très courageux… « tous aux abris ». Dans ce groupe un bipède est terriblement déçu de ne pouvoir affronter la pluie, la boue, le froid, les racines qui jonchent le chemin et bien d’autres désagréments. Il aurait oublié ses chaussures, c’est vraiment ballot. Quel étourdi !

Le mot Téléthon est une contraction du mot télévision et marathon, je ne savais pas. Cette manifestation existe depuis 1997, et sert, comme chacun sait, à récolter des fonds pour la recherche. Les humains sont capables de générosité, et c’est tant mieux.

Le groupe « tous aux abris » est allé faire les rayons de l’Intermarché d’Étréchy pour se mettre au chaud. Le détour est exceptionnel, et plein de surprises. Mais deux heures à tuer, ce n’est pas rien en attendant l’heure du resto. Un bar ouvert a bien voulu nous servir un petit café dans une ambiance festive.

Pendant que nos camarades hydrophobes visitent les allées de cet étonnant monument du XXème siècle, nous, marcheurs impénitents et hydrophiles, allons tâter le terrain, probablement boueux, du plateau beauceron. Dix kilomètres et des brouettes de gadoue, de bruine et le tout assaisonné d’un petit vent de derrière les fagots.

Le départ est donné, et nous nous élançons par vagues en fonction des parcours.

Une portion de bitume bien frais nous attend d’entrée. Nous cliquetons pour sortir de la ville, et empruntons une montée caillouteuse assez raide, qui nous mène en haut de la butte Saint-Martin. Nous sommes maintenant réchauffés et essoufflés. Qu’il pleuve ou qu’il vente, plus rien ne nous arrêtera.

Nous suivons un large chemin qui sinue sur le bord du plateau dans les bois. C’est vraiment idiot : après être monté, il faut redescendre. Un sentier bien traître nous accueille avec racines mouillées, donc glissantes, et petites pierres affleurantes, le tout recouvert d’une couche de feuilles mortes. Que du bonheur pour les chevilles. Nous survolons ce passage heureusement sans casse, et retrouvons… une bonne portion de bitume. La variété du menu laisse à désirer. Une trentaine de kilomètres plus loin, et passé le péage de l’autoroute, nous attrapons un chemin encadré par deux bandes de gazon. Elles nous évitent le patinage artistique sur glaise. Et maintenant, imaginez la succession : un groupe de coureurs, deux « bourrins » nordiques qui essaient de les rattraper, deux autres « bourrins » nordiques (dont je fais partie) qui essaient de rattraper ceux qui essaient de rattraper. Et voilà comment nous escamotons une partie du parcours, en shuntant le virage à droite qui devait nous faire rentrer dans les bois, pour aller cueillir quelques marguerites, et monter descendre quelques pentes athlétiques. Ah, hubris, quand tu nous tiens !

Ça ne fait rien, nous vanterons notre temps record sur le parcours officiel !!!

Devinez quoi ? Vous reprendrez bien un petit bout de route ? Mais bien volontiers Monseigneur.

Surgit au milieu des champs un chemin boueux, bien entendu, jusqu’à un bois qui cache une belle descente par un petit sentier traître naturellement (voir plus haut). La lisière du bois nous permet ensuite d’atteindre la ville, et une grosse portion de… bitume (le dessert sans doute) nous ramène au point de départ, où nous attendent café, jus de fruits, cake et… bitume (non merci, j’ai ma dose). Je passe la parole à notre reporter gastronomique. Elle a réussi à s’extirper de l’Intermarché avec le groupe « tous aux abris » qui commençait à se transformer en rennes du père Noël.

Nous nous retrouvons donc tous à l’heure pour le déjeuner, enfin pas tous. Une cigale du groupe s’en est allée chanter tout l’après-midi, oui, oui, c’est possible. Les fourmis, elles, sont allées faire des provisions au buffet à volonté du restaurant « Le buffet » de Chamarande. Resto très sympa, copieux, bonne cuisine.

Retour sur Roissy, journée bien remplie, bonne ambiance, rigolade, et prêts pour le prochain Téléthon, sans pluie, si possible.

Michelle Sabardeil et Jean-Daniel Gasparini

11 septembre 2022, 10 km Forestier

14 adhérents étaient sur la ligne de départ pour donner le meilleur d'eux-mêmes, sur un parcours en forêt de Ferrières. Temps frais au départ, mais sous le soleil à l'arrivée.

Le club est revenu avec une coupe, remise au plus ancien participant, qui n'est autre que notre ami Serge Perrault, 80 ans passés. Bravo à lui. La matinée c'est terminé par un pot de l'amitié. A refaire.

Jean-Yves Philippe

, Jean-Yves Philippe