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Marche nordique du samedi ou du mercredi (précisé)

Roissy étang du Coq, le 17 décembre

Engagez-vous, engagez-vous qu’ils disaient. Et pour attirer le chaland, les animateurs ont même promis un vin chaud, après la séance de marche nordique. Voici donc les participants alléchés par cette promesse, et prêts à tout pour tremper des lèvres gourmandes dans la potion magique préparée par notre druide vénéré Fernandix Bordix.

Ceci posé, il faut, avant cette récompense, affronter quand même le froid. Et ça pèle, et ça gèle. Même si notre armée de mères et de pères Noël coiffés des chauds bonnets rouges et blancs, sont habitués à parcourir les contrées enneigées sur leurs traîneaux électriques équipés de pompes à chaleur et de chauffe-eau thermodynamiques, l’ambiance est glaciale…. Jusqu’à ce que notre Père Jean Yves Noël en chef, ne se décide à dégeler l’assistance avec des échauffements hystériques et complètement bios, sur une musique entraînante. Les mouvements produisant de l’énergie, voici des bonnets qui s’allument, et font étinceler des diodes facétieuses. Et comme le dit la chanson, tout finit en dansant !!! On nez chaud, alors, en navrant !!!

Nous longeons le Morbras, transperçons la voie ferrée. Quelques buttes plus loin, nous voici dans les bois précédant l’étang du Coq (je résume). Nous perdons dans les taillis quelques marcheurs, euses, pressés, ées de marquer le territoire pour chasser les intrus. Heureusement, les voici peu de temps après jaillissant de la lisière, à pas comptés pour rejoindre le reste du groupe de marcheurs empereurs, serrés les uns contre les autres, pour se tenir chaud, à côté de la banquise de l’étang. Car la surface est gelée, et pas qu’un peu. A tel point qu’il est question d’y lâcher des ours blancs pour rééquilibrer l’écosystème de cet environnement perturbé par la présence de l’homme. En effet, des études récentes très sérieuses notent d’importantes colonies de randonneurs pléthoriques à réguler.

Nous profitons de l’absence provisoire de ces carnassiers pour prendre tranquillement la traditionnelle photo de groupe. Tout le monde a réussi à rentrer dans l’objectif. Peut-être pour s’y tenir au chaud ?

Nous repartons vers la piscine du Nautil, négligeant l’aire de pique-nique pourtant si accueillante. Le chemin qui longe ensuite la route devrait être boueux. Pas de chance pour la gadoue collante qui enchante nos lavabos au retour des sorties. Tout est gelé. Merci père Noël. Comme dit le proverbe : « quand la Brie est gelée, les godasses sont sauvées ».

Continuons en rentrant dans le bois. S’ensuit une longue ligne droite d’abord par une belle allée qui, petit à petit, se rétrécit en un sentier herbeux et sinuant. Nous entendons des détonations de fusils de chasse. Probablement un lâcher de randonneurs. Constatant que nous sommes les seuls dans cette forêt, il s’agit sans doute de nous. Horreur !! Alors, courage fuyons !

Arrivés à la route d’Ozoir hors d’haleine, nous constatons les premières défections. Christine fatiguée par notre fuite éperdue, et attirée par l’odeur du café, part se réfugier chez Xavier et Isabelle.

Les survivants continuent gaillardement en direction de Roissy. Arrivés au passage à niveau (je résume encore), c’est la débandade. Le groupe s’étire mais pas comme on aurait pu le penser ! Les plus gourmands filent directement chez Fernand. D’autres vont dans une direction inconnue du grand public. D’autres encore partent récupérer leurs voitures au stade. Quel bazar !! Pourvu que nous nous retrouvions tous chez Fernand.

Et c’est en père Noël qu’il nous accueille chaleureusement à côté d’une machine infernale. Elle fournit un délicieux vin chaud, à la composition ultra secrète. Au premier verre, nous voici tout ragaillardis. Une vraie potion magique. Nous dégustons les pâtisseries et autres douceurs amenées par les uns et les autres. Profitons de ce moment festif et amical fort bien venu, après avoir affronté les frimas. La source de vin chaud pilotée par un Fernand imperturbable débite en permanence, et semble intarissable. Les gosiers s’esbaudissent, les joues se rosissent et les toilettes se remplissent. Bref, c’est la fête. Un grand merci à Françoise et Fernand pour leur accueil. Nous clôturons ainsi de belle manière, la fin de notre année nordiquement marcheuse. Rendez-vous est pris pour l’année prochaine, si le foie gras et le champagne nous le permettent, car il reste deux gros obstacles à passer : Noël et le jour de l’an. Comme dirait l’autre : « mens sana in corpore sano et allez y mollo ».

Bises à tous et joyeuses fêtes.

Jean Daniel Gasparini

Bois Saint Martin - Pontault par Denfert-Rochereau, le 10 décembre

J’ai un scoop : il fait froid ce samedi matin ! Malgré tout, nous voici 14 à partir explorer les allées magnifiques du bois Saint Martin récemment ouvert au public, dans la banlieue de Pontault Combault. Nous nous échauffons comme des bêtes. Et… c’est parti.

Avant d’entrer dans le bois, on est prié de se salir les chaussures dans la pataugeoire boueuse en travers du portail métallique.

Des chênes magnifiques nous observent nonchalamment grimper à vive allure la rampe du pont qui enjambe la voie ferrée. Virage serré à gauche avec dérapage contrôlé, reprise de la vitesse dans la ligne droite avec arrêt au stand pour vidange et remplissage du réservoir, le tout en un minimum de temps, puis passage de la baïonnette de la mort, et pointe de vitesse dans la ligne droite des Hunaudières.

Nouvel arrêt au stand. Michèle disparaît loin dans les bois effeuillés en quête d’un petit coin bucolique pour méditer sur la vanité de ce monde cruel. Nous attendons patiemment son retour, et dans un jaillissement de mottes de terre projetées par nos mollets surpuissants, nous reprenons nos cadences infernales jusqu’à la gare des Yvris. D’un commun accord, et pour limiter la production de CO2, nous n’irons pas à Denfert Rochereau, et donc, continuons en sautant allègrement la voie ferrée jusqu’au bois de Célie.

Un sentier mangé par les troncs abattus et des lianes envahissantes, nous y mène dans une lumière sombre, et quasi crépusculaire !! Un petit pont au-dessus du Merderet (mais oui c’est un ruisseau), une grande allée plus tard, et nous faisons halte au bord de l’étang dont je n’ai pas le nom, et que j’ai la flemme de chercher. Une photo nous regroupe pour fixer cet instant, dont on reparlera dans des siècles, et nous revenons au point de départ (c’est malin !!), par sentiers et larges allées.

Au total 10,346 km à 5,8 km/h chronométrés par Rolex, la marque des champions.

Bon, on s’étire, et on se tire, et vite, car il fait bien froid.

Cette fois-ci, nous n’avons pas encore réussi à semer notre nouvelle marcheuse Marie Agnès. Incroyable comme elle s’accroche ! Souhaitons-lui la bienvenue, mais nous réessaierons la prochaine fois !

Bravo à toutes et à tous pour cette belle balade. Vite à samedi prochain, surtout pour le vin chaud qui nous attend après !!

Jean Daniel Gasparini

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Roissy-en-Brie/Pontcarré, le 15 octobre

Les 12 marcheurs « Nordique » du jour. Petite bruine au départ, mais petit soleil au retour (11 km).