Marche nordique du samedi ou du mercredi (précisé)

Tigeaux, le 4 juin

Comme promis, nous avons rendez vous au fond du chaudron de Tigeaux, près de la mairie. 10 courageux euses prêts à s’attaquer aux pentes. Il n’a pas plu de savon ni d’eau, et le sol est bien sec et bien adhérent.

Ça va barder pour les cuisses !!

La température est au top ni trop élevée, ni trop fraîche, juste ce qu’il faut. Vous savez, c’est comme à la cuisine, on prépare les menus à température ambiante, avant de mettre au four ! Nous avons le choix, à propos de four, entre la cuisson manuelle avec un soleil généreux, ou la cuisson potentiellement électrique avec des orages prévus par la météo. Je vous ai parlé d’un groupe de courageux. Donc on s’en tamponne le coquillard avec un tibia de langouste, et faisant fi de ces menus inconvénients, nous entamons une série d’échauffements, histoire de préparer les nonosses de nos petites articulations en apéro gesticulatoire.

Cette sortie se placera sous le signe de la gastronomie italienne. Mais je ne vous dis pas tout maintenant, soyez patients que diable !

Donc, nous voilà partis par une pente immédiate dans d’agréables sous-bois frais et bienveillants. Bien, ça monte et ça descend. Je l’écris tout de suite et je n’y reviendrai plus.

La traversée d’un grand champ de céréales (je suis prudent !) nous amène à un carrefour, et Isabelle et Xavier dégainent une botte secrète. Il s’agit d’un « pane forte » ramené de leur voyage en Toscane. Un délicieux lembas donné par la fée Galadriel, et qui comble l’appétit avec seulement une miette. Autonomie garantie !!! Vu la somme faramineuse des sommets à gravir alentour, nous engloutissons la totalité de ce délicieux entremet qui nous fournira de l’énergie pour au moins toute la semaine ! Merci à Isabelle et Xavier pour cette délicate attention fourrée aux amandes entre autres. Regardez bien les photos de ce délicieux produit car il n’en reste plus.

Les photos et vidéos achèveront de compléter ce petit reportage. A noter un arrêt buffet devant de magnifiques fleurs rosées carmin, d’abord identifiées comme des orchidées. Profonde erreur nous assène à juste titre Frédérique, qui identifie des pois de senteur. Bravo à sa perspicacité.

Retour express par le haut de Tigeaux, et nous redescendons par le monument aux morts dont le coq reste muet de stupeur, en nous voyant revenir si vite. Agnès nous propose ses étirements, et c’est le grand retour au bercail. Très belle sortie de 10 km, avec 280 m de dénivelé positif. Vivement samedi prochain !!!

Jean Daniel Gasparini

Bois des Vallières, le 14 mai

Le beau temps s’est maintenu toute la semaine, la sécheresse nous guette. Il est temps d’aller tâter les pentes de ce beau petit bois si boueux en temps normal. Un beau parcours plein de bosses sous un couvert végétal abondant. Que du bonheur !

Après un échauffement tonique pour préparer les genoux et autres chevilles, nous nous élançons, et gagnons le bois après la traversée d’un plateau et des champs cultivés.

Dès l’entrée, nous effectuons un petit rappel technique sur la double poussée, puis une longue descente nous amène au bord de la Marne, qui roule paresseusement ses flots d’un beau vert végétal.

Nous attaquons la première montée. Après une petite pause, nous grimpons un mur assez raide. Les racines et la pierraille nous fournissent des appuis bien venus.

Nous redescendons pour retrouver la Marne toujours aussi indolente. On remet le couvert pour une deuxième montée un peu moins pentue, mais un peu plus agreste pour finir au même niveau que précédemment.

Nouvelle descente vers la Marne qui s’est garnie d’un bateau très indiscret. il distille de la musique à tue-tête sans considération pour ce bel environnement. Fuyons ces malotrus, et attaquons la dernière montée loin de la fraîcheur du bois, et sous les flèches des rayons d’un soleil sans frein, sous un ciel limpide, et à travers des champs zébrés des pousses de maïs fraîchement sorties.

Re-pause près d’un hangar et l’ombre de ses arbres, puis 2-3 kilomètres nous ramènent au départ de la boucle par l’aqueduc de la Dhuys. Très belle ballade de l’avis des participants, qui ont très bien résisté au mal de mer à enchaîner les montées et les descentes, et on en redemande !!!

Bonne semaine et à samedi prochain.

Jean Daniel Gasparini

Champcueil, le 7 mai

C'est dans l'Essonne, à Champcueil dont le nom fleure bon la campagne, que nous nous rendons ce 7 mai.

Arrivés sur le parking, en lisière de la forêt des « Grands Avaux », un étrange bâtiment intrigue : un habitat insolite pour un stage en immersion nature ou une quête spirituelle ?

Patience, le mystère sera élucidé à 13 heures !

Notre quête est d'abord sportive : avaler bâtons en main 10 kilomètres de côtes, de faux et vrais plats, et pour les plus intrépides, se mesurer aux chaos rocheux du « Bois du Rocher du Duc », pour la bagatelle de 5 petits kilomètres supplémentaires.

La superbe forêt des « Grands Avaux » déroule sous nos pas d'agréables sentiers variés.

Ce sont d'abord, à la croisée des chemins, d'étranges créatures taillées dans deux chênes ;

Ce sont des côtes, que grâce à notre entraînement sans relâche (ou si peu), et à une météo très favorable, nous franchissons allègrement ;

Ce sont aussi nos trois intrépides camarades que nous retrouvons au hasard d'un sentier prêts à en découdre avec les rochers ;

Ce sont sur le plateau des traces de l'exploitation des grès du Télégraphe au 19ème siècle.

Et comme toujours au sommet la récompense : la « Tour du Buisson », ancien observatoire astronomique dont, infatigables grimpeurs, nous gravissons les marches.

De la terrasse, on ne nous avait pas promis la lune ni les étoiles, mais la tour Eiffel !!

Las, la tour Eiffel, facétieuse, s'est cachée ce midi ! Un joli panorama et quelques œuvres d'art récompensent cependant largement nos efforts.

Monter descendre des côtes semées de rochers, cheminer de plateaux forestiers en plaines cultivées, c'est toujours un peu progresser vers le bonheur, et c'est ainsi qu'en plaine au bout d'un champ de blé, nous avons avons trouvé la « Ferme de Noisement », nommée aussi « Ferme du Bonheur ».

Après une telle découverte, nous ne pouvons que rejoindre le parking du Télégraphe heureux et sans chuter.

Nous y retrouvons trois copines particulièrement futées, venues nous accompagner dans une quête gastronomique dans cet étrange bâtiment perché qu'est le restaurant la « Chaumière du Télégraphe » ! Comme son nom l'indique cet établissement, toujours en cours d'achèvement, a été créé par deux frères en 1967, aux abords d'un ancien… télégraphe !

Maintenant en avant toute les papilles ! Salades gersoises, andouillettes AAAA… puis Dames blanches, profiteroles… réjouissent nos palais.

Après ce repas en terrasse, où nous profitons des chênes magnifiques, il faut bien se résoudre à rentrer.

Vient alors la séquence nostalgie ! Anciens « Yéyé », fous de « Disco », lecteurs assidus de « Salut les Copains » et « Podium », nous voilà partis à Dannemois saluer la mémoire de Cloclo. Notre cheminement dans le village nous amène paisiblement au Moulin, la « Maison du Bonheur » de Cloclo, dès 1964, sauvegardée par la famille Lescure, propriétaire depuis 1998.

Belle journée. Merci à Jean-Yves pour cette initiative, et bravo à toutes et tous, pour ce moment de convivialité.

Monique Lacoste

Dammartin sur Tigeaux, le 23 avril

C’est sous un soleil timide que nous nous retrouvons au point de rendez vous non loin du château d’eau de Dammartin sur Tigeaux.

Après les échauffements de notre Agnès nationale, nous attaquons une superbe descente (que nous devrons remonter tout à l’heure), qui nous amène à un non moins superbe pont, qui enjambe un superbe grand Morin aux eaux tumultueuses et abondantes, superbes elles aussi. Pause d’esthètes pour admirer le paysage et rechercher le moulin qui devait utiliser autrefois la puissance de l’eau. Et nous remontons la pente d’en face par d’agrestes chemins qui nous mènent à Monthérand en haut de la colline. Nous traversons le village et continuons à travers champs pour atteindre un petit bois. Les choses se gâtent, car la descente que nous empruntons est assez raide et caillouteuse à certains endroits. Elle devient extrêmement subtile en suivant une trace à peine marquée, témoin de son utilisation au moyen âge ! Quelques lianes pendantes et troncs abattus en travers, donnent au paysage un caractère de jungle sauvage et inhospitalière. Les observateurs attentifs auront probablement entendus les appels de Tarzan au fond des bois !! Mais nos vaillants marcheurs nordiques ne se laissent pas impressionner par ces quelques détails, et se transformant en explorateurs, sortent victorieusement de ce fouillis végétal, et jouissent de la récompense colorée des champs de colza qui s’étirent dans le bas de la vallée. Direction Serbonne, que nous traversons pour rejoindre la route du petit Tourmalet, où nous admirons les muscles des cyclistes qui s’attaquent à cette pente mythique. Un chemin sinueux nous amène en sous-bois à une guinguette, non sans avoir admiré le travail des engins agricoles travaillant dans un nuage de poussière. Nous traversons quelques pâtures, et saluons au passage quelques vaches débonnaires pour retrouver notre pont et notre grand Morin. Agnès, menacée par un énorme matou chafouin, et arrivé par traîtrise dans son dos, prend une photo, au péril de sa vie, de notre groupe bien en sécurité sur le pont. Nous remontons la pente descendue si allègrement ce matin, et retrouvons avec bonheur ces témoins inestimables de la civilisation que sont nos automobiles, non sans avoir étiré scientifiquement nos petits muscles surmenés sous la férule d’Agnès, qui décidément aura été sur tous les fronts pendant cette balade.

Bonne semaine à tous et toutes.

Jean Daniel Gasparini